Concert - MGMT a régalé les fans en clôture du Siren's Call
Ils ont longtemps eu du mal à les assumer, mais cela ne semble plus leur poser de problème. Samedi, MGMT a régalé ses fans avec les classiques qui ont fait sa gloire, de «Time to Pretend» à une version rallongée et irrésistible de «Kids», en passant par le festif «Electric Feel».
Groupe de studio, le duo new-yorkais composé d'Andrew VanWyngarden au chant et à la guitare et de Ben Goldwasser aux synthés, épaulés sur scène par trois musiciens, a livré un set psyché - à l'image des vidéos projetées - et coloré, mettant également à l'honneur son dernier album, avec un «Little Dark Age» à la beauté vénéneuse, «Me And Michael» ou «TSLAMP».
En début de soirée, Eels offrait de son côté un set enlevé, bien plus rock qu'à l'accoutumée. «Ça faisait longtemps, je sors d'une dépression de quatre ans, mais je vais beaucoup mieux!» lançait le leader Mark Oliver Everett. S'ils s'accordaient une trêve mélancolique sur le poignant «That Look You Give That Guy», les Californiens gardaient un rythme soutenu, comme cette version de «Novocaine for the Soul» ou «Today is the Day», symbole d'un optimisme retrouvé.
Une douzaine de groupes sur trois scènes
Du côté du Melusina, Klangstof, une formation originaire de Norvège et des Pays-Bas, naviguait entre calme et tempête, tandis que le collectif Superorganism, emmené par sa jeune chanteuse japonaise, se fendait d'un show ultra festif, appuyé par des vidéos décalées et rythmé par des samples loufoques.
Avec ses sept musiciens sur scène, le groupe basé à Londres faisait grimper la température dans le club. Enfin, le Français Molécule concluait la soirée avec son électro glaciale mais fascinante. Au total, une douzaine de groupes se sont succédés sur les trois scènes du festival, samedi, au cours d'une seconde édition qui a de nouveau tenu toutes ses promesses.
(Cédric Botzung/L'essentiel)</a>
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