Concert au Luxembourg - Calogero a mis le rock au service de la mélodie
«Je crois que certains d'entre vous m'ont connu avec ce morceau», lançait Calogero aux premières notes d'«En apesanteur», l'un de ses plus gros tubes. Le Français était rapidement épaulé au chant par un public acquis à sa cause. Plus de 4 800 fans étaient en effet venus l'applaudir, samedi soir à la Rockhal. Habitué aux grosses salles, le Français de 47 ans occupait, basse à la main, le centre d'une grande scène surmontée de sept écrans verticaux alignés.
Si les moyens étaient à la hauteur du succès, Calogero a su garder cette proximité, liée à un profond humanisme, que l'on retrouve à travers ses chansons. L'artiste rendait ainsi hommage à tout ceux qui, à l'instar de ses parents, «sont arrachés à leur pays pour venir prendre racine». Plus tard, installé au piano, le Français offrait les poignants «Le vélo d'hiver», «Fondamental», ou encore «Un jour au mauvais endroit».
Artiste engagé, Calogero affectionne également les chansons qui évoque les sentiments et les affres du quotidien, comme le récent «On se sait par cœur». De l'intime à l'universel. Une véritable énergie rock était convoquée, mais toujours au service de la mélodie. La marque de fabrique de l'ex-chanteur des Chanteurs. Le prince de la pop «Made in France» régalait ses fans avec ses nombreux tubes, de «1987» à «Face à la mer», en passant par «Aussi libre que moi». Pas de doutes, la formule fonctionne.
(Cédric Botzung/L'essentiel)</a>
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