Concert de Bigflo & Oli - «La vie de rêve, c'est dans la vraie vie»

«L’essentiel»: Vous venez de remporter 2 NRJ Music Awards. D’après votre réaction, vous n’êtes pas blasés.

Oli: Non, jamais! En fait, on n’est jamais blasés de rien. Même en tournée, on est toujours surpris, et on a du mal à réaliser ce qui nous arrive, comme si on avait l’impression de ne pas le mériter. On a encore cette magie-là, comme lors de ces cérémonies.

Cette spontanéité explique-t-elle votre succès?

Peut-être, c’est toujours dur d’expliquer pourquoi ça marche. Peut-être que les gens sont touchés par notre histoire, et nous voient comme des bons potes. On ne surjoue pas notre côté authentique.

Comment vivez-vous les critiques?

On les vit bien. Dans notre éducation, on a appris à être décomplexés, à assumer qui on est sans jouer de personnage ni prendre de posture difficile à assumer. Les gens comprennent notre univers. On est de plus en plus acceptés, même dans le milieu du rap. C’est touchant, car la singularité n’est pas toujours simple à porter. En fin de compte, c’est surtout le public qui compte.

Vous sortez «La vie de rêve» le 23 novembre. Il parait que Kanye West a décalé son album à cause de ça.

N’importe quoi (rires). Je ne suis pas sûr que Kanye West nous connaisse. Mais ça fait plaisir, j’ai l’impression qu’on est devenus des gros de l’industrie du disque, car les labels ne veulent pas d’embouteillage.

Comment vous sentez-vous?

On est impatients, la pression monte mais on est hyper fiers. On avait l’impression de ne pas avoir tout dit avec «La vraie vie», et là on a l’impression d’avoir bouclé la boucle sur cette période.

«La Cour des grands» a fait disque de platine, «La Vraie Vie» triple platine (300 000). Avez-vous la pression pour ce 3e opus?

Si, un peu. C’est souvent quand ça a bien marché que les médisants attendent que ça marche moins bien. Mais c’est une autre forme de pression, car on a atteint de privilégiés dans la musique. Pour l’instant, on touche du bois.

Vous n’avez pas attendu longtemps. Etes-vous des boulimiques d’écriture?

On n’écrit pas vraiment en tournée, mais on s’est bien organisés, on avait commencé des morceaux en même temps que «La vraie vie». Mais un an et demi, ce n’est pas si court.

La vie de rêve, est-ce la vôtre aujourd’hui?

Oui, ça fait bizarre de le dire mais c’est une grande partie de notre vie, qui prend parfois un peu le dessus sur la vraie vie. Mais c’est peut-être dans la vraie vie que l’on trouve sa vie de rêve.

Vous avez repris la tournée. Comment se passe-t-elle?

On n’a pas perdu le rythme, et même l’impression de ne pas avoir arrêté. On a fait 30 festivals cet été, du coup j’ai le sentiment d’être en tournée depuis que je suis né! Mais on a toujours aimé ça, même si parfois ça pique un peu physiquement et mentalement.

À quoi peuvent s’attendre vos fans pour ce show?

Un show fait toujours avec sincérité mais aussi beaucoup de travail. On a soigné les lumières, les écrans, les productions, on y raconte une histoire. On y fait passer un message.Et on y intègre des morceaux de «La vie de rêve», qui sont déjà connus.

Vous écoutez encore beaucoup de rap, Bigflo et toi?

Moi beaucoup moins qu’avant. Je suis fan de textes et de punchlines, et je me retrouve moins dans le rap un peu récréatif qui se fait en ce moment en France. Mais mon frère écoute tout ce qui sort, il est à fond. Après, on reste de gros fans de rap.

(Recueilli par Cédric Botzung/L'essentiel)</a>

Let's block ads! (Why?)

Concert de Bigflo & Oli - «La vie de rêve, c'est dans la vraie vie»

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Coronavirus à New York - Un rappeur proche de Nas meurt du Covid-19 à 25 ans

Concert au Luxembourg - Le virage pop et électro de Thirty Seconds to Mars

Musique - Henri Dès a été hospitalisé après un malaise