Concert au Luxembourg - The Prodigy a joué les pyromanes à la Rockhal
«Il ne faut pas vous attendre à voir un éléphant sur scène, ou d'énormes écrans. Nous venons juste jouer notre musique» nous avait prévenu Liam Howlett. Pas d'éléphant, mais deux grandes façades avant de bus à deux étages, comme celui qui orne la pochette de «No Tourists», le dernier album du groupe anglais. Paru début novembre, ce septième album est un véritable clin d'œil aux débuts, à travers des titres comme «Resonate», «Need Some1», «Light Up The Sky» ou encore «We Live Forever».
Depuis sa formation en 1990, The Prodigy n'a pas vraiment révolutionné sa formule. Mais celle-ci fonctionne toujours, les 6000 fans remplissant la Rockhal ce samedi soir pouvaient l'attester. Car le trio britannique a pour lui une énergie à faire pâlir bon nombre de groupes de rock. Avec sur scène un batteur, un guitariste, Liam Howlett aux machines, et Keith Flint et Maxim aux micros, la clique envoyait des basses rageuses qui faisaient trembler les murs, propulsées par une énergie punk.
Les sons big beat et rave du début des nineties étaient à la fête, portés par une explosivité. Les classiques du groupe, comme «Breathe», «Voodoo People», «Poison», «No Good», «Smack My Bitch Up» ou le bien nommé «Firestarter» étaient de sortie. Les deux MC ne lâchaient rien, les lasers fendaient la foule et les basses fracassaient les tympans. Et même après plus de 80 min de set, les fans en redemandaient encore.
(Cédric Botzung/ L'essentiel)</a>
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